Accueil du site > Grand public > Ciment, CO2 et environnement
Le procédé de fabrication du ciment libère des gaz à effet de serre, principalement du CO2 mais aussi des oxydes d’azote (NOx) et du dioxyde de soufre SO2 qui participent à l’acidification de l’atmosphère.
Ils sont obtenus à partir de calcaire et d’argile extraits des carrières. Ces matières premières sont broyées et mélangées pour assurer une composition régulière : carbonate de calcium (CaCO3), 77 à 83 % ; silice (SiO2), 12 à 14 % ; alumine (Al2O3), 2 à 4 % et oxyde ferrique (Fe2O3), 1,5 à 5 %. Le mélange est ensuite séché, broyé et cuit à 1 450 °C. Le produit obtenu est appelé clinker Portland.

Combustibles de substitution et matériaux de remplacement contribuent à limiter la pollution liée au CO2 lors de la cuisson du mélange calcaire-argile.
Sources de CO2 |
Stratégies de réduction des émissions de CO2 |
|
Émission énergétique liée à la combustion de matières fossiles (charbon, coke de pétrole) pour fournir l’énergie thermique nécessaire. |
Amélioration de l’efficacité énergétique des cimenteries. Utilisation de déchets destinés à l’incinération (vieux papiers, pneus usés, huiles usagées…) comme combustibles de substitution. |
|
Émission de procédé liée à la décarbonatation du carbonate de calcium lors de la clinkérisation : |
Remplacement d’une partie du clinker par d’autres matériaux. Avec valorisation de déchets :
Avec utilisation d’autres substituts :
|
Un ciment vertueux ? Des recherches prometteuses permettent d’envisager le développement industriel de ciments capables de réduire la pollution atmosphérique : ciments à base d’oxyde de magnésium qui absorbent le CO2 de l’air en séchant, ciments renfermant des photocatalyseurs qui, sous l’action de la lumière, détruisent les oxydes d’azote et les composés organiques volatils issus de l’industrie, de la circulation routière et du chauffage domestique.
Illustration : Éric Menneteau – PRC